Vendre de l’or peut sembler relativement simple : on rassemble ses bijoux, ses pièces ou ses lingots, on les fait peser et on reçoit une proposition. Dans la pratique, une bonne vente demande davantage de précautions. Deux objets ayant exactement le même poids peuvent avoir des valeurs très différentes selon leur teneur en or, leur état, leur origine ou leur éventuel intérêt sur le marché de la bijouterie et de la collection.

Avant un rachat d’or, il est donc préférable de comprendre ce que l’on possède et surtout d’éviter certaines erreurs susceptibles de diminuer inutilement la valeur de la vente.

Vendre son or sans savoir ce que l’on possède

La première erreur consiste à mettre tous ses bijoux dans une boîte en considérant simplement qu’il s’agit « d’or ».

Tous les objets dorés ne sont évidemment pas constitués d’or massif. Et parmi les véritables bijoux en or, la proportion d’or fin varie.

On rencontre notamment de l’or :

  • 9 carats ;
  • 14 carats ;
  • 18 carats ;
  • 22 carats ;
  • 24 carats.

Un bijou de 20 grammes en or 18 carats ne contient donc pas la même quantité d’or fin qu’un objet de 20 grammes en or 9 carats.

Avant de vendre, il est intéressant d’examiner les poinçons présents sur les bijoux, sans pour autant considérer ceux-ci comme une preuve absolue. L’expertise professionnelle reste nécessaire pour déterminer précisément la nature et la teneur du métal.

Confondre poids du bijou et poids d’or fin

C’est probablement l’une des notions les plus importantes à comprendre.

Lorsqu’une bague pèse 12 grammes, cela ne signifie pas nécessairement qu’elle contient 12 grammes d’or pur.

Il faut tenir compte :

  • du titre de l’or ;
  • des pierres ;
  • des mécanismes ;
  • des fermoirs ;
  • des éléments éventuellement fabriqués dans un autre métal.

L’évaluation sérieuse consiste donc à déterminer la quantité réelle de métal précieux présente dans chaque objet.

Une pesée transparente est particulièrement importante puisque le poids constitue, avec la pureté de l’or, l’un des principaux éléments permettant d’établir une estimation.

Regarder uniquement le cours de l’or

Le cours international de l’or constitue évidemment une référence essentielle, mais il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’un bijou se revend automatiquement au prix correspondant au cours de l’or pur.

Le cours généralement affiché concerne une quantité donnée d’or fin.

Un bijou en 18 carats est un alliage contenant approximativement 75 % d’or. D’autres éléments doivent ensuite être pris en compte dans le cadre du rachat.

Il faut donc distinguer :

le cours théorique de l’or fin et le prix réellement proposé pour l’objet présenté.

L’important est que la méthode de calcul puisse être expliquée clairement.

Vendre immédiatement sans demander d’explication

Une proposition de rachat ne devrait pas être un simple chiffre annoncé sans explication.

Avant d’accepter, il est parfaitement légitime de vouloir comprendre :

  • le poids retenu ;
  • le nombre de carats ;
  • la teneur estimée en or ;
  • la méthode utilisée pour tester le métal ;
  • la façon dont le prix proposé a été déterminé.

Un professionnel doit pouvoir expliquer les différentes étapes de son estimation avec des termes compréhensibles.

Le vendeur doit savoir ce qu’il vend et sur quelles bases la proposition est construite.

Faire fondre mentalement tous ses bijoux

Une autre erreur fréquente consiste à penser que tout bijou ancien vaut uniquement son poids en métal précieux.

Ce n’est pas toujours vrai.

Certains bijoux peuvent présenter une valeur supplémentaire en raison :

  • de leur marque ;
  • de leur époque ;
  • de leur fabrication ;
  • de leur style ;
  • de leur rareté ;
  • de leur état ;
  • de leur provenance.

Une pièce provenant d’une grande maison de joaillerie ne devrait pas nécessairement être considérée de la même manière qu’une chaîne cassée destinée principalement à être valorisée pour son métal.

Il est donc préférable de faire examiner les objets avant de considérer automatiquement leur valeur comme une simple valeur de fonte.

Oublier la valeur des pierres

Les bagues, pendentifs, broches et bracelets peuvent comporter des diamants ou d’autres pierres.

Il faut donc éviter de raisonner uniquement sur le poids total du bijou.

Une bague ancienne peut par exemple associer :

  • de l’or ;
  • un diamant ;
  • plusieurs petites pierres ;
  • un travail de joaillerie particulier.

Selon les caractéristiques de l’objet, ces éléments peuvent mériter une évaluation distincte.

Traiter les pièces d’or comme de simples morceaux de métal

Les pièces constituent un autre cas particulier.

Un Vreneli, un Napoléon ou une autre monnaie en or possède naturellement une valeur liée au métal précieux qu’elle contient. Mais certaines monnaies peuvent également présenter un intérêt numismatique.

La date, l’état de conservation, le tirage ou la rareté peuvent éventuellement modifier leur valeur.

Une pièce potentiellement intéressante ne devrait donc pas être considérée automatiquement comme de l’or destiné à la fonte.

Nettoyer agressivement les bijoux et les monnaies

On pourrait penser qu’un objet parfaitement brillant se vend mieux. Ce n’est pas nécessairement le cas.

Les produits abrasifs, les bains chimiques improvisés ou le polissage excessif peuvent endommager certains bijoux.

La prudence est encore plus importante avec les monnaies anciennes.

Nettoyer fortement une pièce de collection peut altérer sa surface et réduire son intérêt numismatique.

Il est généralement préférable de présenter les objets dans leur état actuel et de laisser le spécialiste déterminer la manière appropriée de les examiner.

Démonter ou casser les bijoux avant l’estimation

Une chaîne cassée reste une chaîne.

Une bague ancienne reste une bague.

Il n’est donc généralement pas utile de découper, démonter ou détériorer volontairement les objets dans l’idée de faciliter leur pesée.

Une expertise préalable permet justement de déterminer si l’objet possède une valeur uniquement liée au métal ou s’il mérite d’être conservé dans son état d’origine.

Vendre les objets un par un sans préparer son lot

Lorsque plusieurs bijoux ou objets en or doivent être vendus, mieux vaut généralement commencer par les rassembler.

On peut préparer :

  • chaînes ;
  • bracelets ;
  • bagues ;
  • boucles d’oreilles ;
  • pendentifs ;
  • pièces ;
  • lingots ;
  • montres ;
  • bijoux cassés ;
  • or dentaire ;
  • objets provenant d’une succession.

Cela permet d’avoir une vision globale de ce que l’on possède et facilite le tri par type d’or.

Il est également utile de conserver les écrins, certificats, factures ou documents lorsque ceux-ci existent.

Pour un bijou signé ou une montre, ces éléments peuvent avoir une importance particulière.

Jeter les bijoux cassés

Une chaîne cassée ou une boucle d’oreille dont la seconde partie a disparu peut donner l’impression de ne plus avoir de valeur.

Pourtant, si l’objet est réellement en or, le métal reste présent.

Les bijoux abîmés, déformés ou devenus impossibles à porter peuvent donc conserver une valeur de rachat importante.

Il ne faut pas confondre valeur d’usage et valeur du métal.

Oublier les petits objets

Un petit pendentif isolé paraît parfois insignifiant. Même chose pour une boucle d’oreille seule, une dent en or ou un morceau de chaîne.

Mais plusieurs petits objets peuvent représenter ensemble une quantité de métal intéressante.

Avant une estimation, il est donc utile de vérifier :

  • les anciennes boîtes à bijoux ;
  • les tiroirs ;
  • les coffrets ;
  • les affaires provenant d’une succession ;
  • les anciens bijoux cassés conservés depuis plusieurs années.

Un ensemble de petites pièces peut finalement constituer un lot significatif.

Accepter une pesée que l’on ne peut pas suivre

Le poids joue directement sur l’évaluation.

Il est donc préférable que la pesée soit réalisée de manière claire et compréhensible.

Les différents titres d’or devraient également être distingués lorsqu’ils sont différents.

Mélanger sans explication des bijoux de 9, 14, 18 et 22 carats rendrait difficile la compréhension du calcul final.

La transparence permet au vendeur de suivre les différentes étapes et de mieux comprendre la proposition qui lui est faite.

Se débarrasser des documents et certificats

Lorsqu’ils existent, mieux vaut apporter les documents associés aux objets :

  • certificat ;
  • facture originale ;
  • boîte ;
  • écrin ;
  • certificat gemmologique ;
  • document concernant une montre ;
  • justificatif concernant une monnaie ou un lingot.

Ils ne sont pas indispensables pour tous les objets en or, mais peuvent devenir importants lorsqu’un objet possède une valeur dépassant celle de son seul métal.

Ne pas distinguer bijoux ordinaires et bijoux signés

Une pièce provenant de Cartier, Van Cleef & Arpels, Chopard, Bulgari ou d’une autre maison reconnue ne devrait pas automatiquement être évaluée comme un simple morceau d’or.

La signature, le modèle, l’état et le marché de seconde main peuvent entrer en considération.

Avant d’accepter une vente uniquement sur la base du poids d’or, il faut donc vérifier si l’objet possède également une valeur en tant que bijou.

Ne pas demander une estimation avant de prendre sa décision

Une estimation ne signifie pas nécessairement que l’on doit vendre.

Il peut être intéressant de commencer simplement par faire examiner les objets afin de comprendre :

  • leur composition ;
  • leur poids ;
  • leur pureté ;
  • leur potentiel de revente ;
  • leur valeur approximative.

Cette étape est particulièrement pertinente lorsqu’il s’agit de bijoux familiaux ou d’objets provenant d’une succession.

Elle permet ensuite de décider plus sereinement quels objets vendre et lesquels conserver.

Vendre dans la précipitation

Le besoin de liquidités peut parfois pousser à accepter immédiatement la première proposition.

Même lorsque l’on souhaite réaliser rapidement la transaction, quelques vérifications élémentaires restent utiles.

Avant de vendre, le propriétaire doit idéalement savoir :

  1. ce qu’il possède ;
  2. combien l’objet pèse ;
  3. quelle est approximativement sa teneur en or ;
  4. si une valeur de collection ou de joaillerie existe ;
  5. comment l’offre a été calculée.

Quelques minutes consacrées à comprendre l’évaluation peuvent éviter beaucoup de mauvaises décisions.

L’or ouvre toutes les portes, éblouit tous les yeux, donne de la beauté aux laids, et de l’esprit aux sots. Pierre Larousse

Oublier de conserver une trace de la transaction

La vente d’or est une véritable transaction.

Il est donc préférable de conserver les documents remis lors de la vente et de vérifier que les conditions de l’opération sont clairement établies.

Cela permet de savoir exactement quels objets ont été vendus et pour quel montant.

Comment préparer correctement un rachat d’or à Lausanne ?

La meilleure méthode consiste finalement à faire quelque chose de très simple : ne rien transformer avant l’expertise.

Rassemblez vos bijoux, pièces et objets tels qu’ils sont.

Ajoutez les éventuels certificats, factures ou écrins.

Séparez éventuellement les bijoux que vous savez être signés ou les monnaies qui pourraient présenter un intérêt particulier.

Le professionnel pourra ensuite effectuer le tri, contrôler les poinçons, tester le métal, déterminer le titre et procéder à la pesée.

Pour une personne souhaitant effectuer un rachat d’or à Lausanne, il est possible de consulter directement la page de GS & Fils consacrée à l’estimation et au rachat dans la région lausannoise : rachat d’or à Lausanne avec GS & Fils. La page présente notamment le processus d’examen, de test et de pesée des objets avant l’établissement d’une proposition.

La règle essentielle reste la même : comprendre ce que l’on possède avant de décider de le vendre. Une estimation transparente doit permettre de connaître la nature du métal, son poids, sa pureté et les critères utilisés pour établir sa valeur. C’est cette préparation qui permet d’aborder un rachat d’or avec davantage de maîtrise et d’éviter les principales erreurs.